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CRÍTICA DA NATURIZAÇÃO EM FOUCAULT E ARENDT

Romildo Gomes Pinheiro

Tese
Autor
Romildo Gomes Pinheiro
Orientador(a)
Antonio Rufino Vieira
Universidade
UNIVERSIDADE FEDERAL DA PARAÍBA ( JOÃO PESSOA ) — UFPB-JP
Programa
FILOSOFIA (UFPE-UFPB-UFRN)
Grau
DOUTORADO
Ano
2012
2012Romildo Gomes Pinheiro. CRÍTICA DA NATURIZAÇÃO EM FOUCAULT E ARENDT. 2012. Tese (DOUTORADO em FILOSOFIA (UFPE-UFPB-UFRN)) — UNIVERSIDADE FEDERAL DA PARAÍBA ( JOÃO PESSOA ), PB. Orientador(a): Antonio Rufino Vieira.1

Résumé.Michel Foucault et Hannah Arendt ont prêté une attention centrale dans leurs philosophies pratiques au thème des rapports entre nature et pouvoir pour rendre compte à la fois des transformations de l’époque moderne vis-à-vis de la tradition et de la rationalité des formes de pouvoirs contemporains. Cette convergence dans l’approche de la relation entre nature et politique à partir d’une critique du pouvoir dont nous trouvons l’héritage dans les philosophies de G. Agamben et J. Derrida au travers de la relation entre souveraineté et vie naturelle, porte toutefois des divergences sur lesquelles nous avons voulu attirer l’attention au long de ce travail. L’hypothèse qu’il s’agit d’exposer essaie de démontrer que les critiques de la naturalisation d’Arendt et Foucault doivent être lues comme des philosophies antinaturalistes qui ont essayé de penser la production naturelle des vivants par le biais de la critique des formes de biologisation sociale de l’existence des hommes, sans le recours donc à l’idée de Nature humaine, tantôt dans leurs critiques des totalitarismes contemporains, tantôt dans leurs critiques de la modernité. Nous avons essayé au long de ce travail de montrer les ambivalences entre la catégorie du naturel et celle du pouvoir à partir d’une confrontation entre les deux auteurs. Si la discussion du pouvoir par Arendt à partir d’une théorie de l’action politique qui prend en compte la liberté des sujets nous a permis d’envisager l’ambivalence d’une théorie du biopouvoir préoccupée de concevoir une place satisfaisante à l’idée de résistance d’après une théorie de l’action stratégique, l’articulation foucaldienne immanente entre techniques d’assujettissement et vie naturelle lors de l’expansion du capitalisme moderne nous a permis d’exploiter les ambivalences d’Arendt à partir de quelques dichotomies tranchantes entre le politique et le naturel, entre politique et domination. Dans cet aller-retour entre Arendt et Foucault, nous sommes parvenus à la conclusion que la différence de la portée critique des deux auteurs tient au fait qu’alors que chez Arendt, il s’agit de penser la constitution d’un sujet anthropologique à partir d’une théorie de l’action politique, en détachant alors la politique des ‘nécessités naturelles’ par la constitution d’un monde commun (common world), il s’agit chez Foucault d’investiguer l’intrication entre les techniques d’assujettissement et le problème des populations pour comprendre le lien entre politique et vie naturelle sans le recours à un sujet anthropologique et constituant comme présupposé d’une critique du pouvoir.